Giro 2006 - analyse à la veille de l’arrivée à Milan
28 mai 2006 13:59Tout d’abord, voyons comment se sont comportés les différents coureurs que j’avais pointé parmi les favoris :
3 étoiles :
Basso (CSC, 1er) : sans commentaires, domination implacable… le seul bémol : Ivan n’est-il pas en forme trop tôt en vue du Tour ? Pourra-t-il conserver cette condition encore 2 mois ?
Cunego (Lampre, 4ème) : le vainqueur 2004 termine mieux le Giro qu’il ne l’a commencé. C’est assez étonnant pour quelqu’un que l’on avait vu en grande forme sur Liège-Bastogne-Liège fin avril. Cunego a perdu énormément de temps dans le chrono individuel, il faudra impérativement qu’il s’améliore dans cet exercice pour espérer remporter à nouveau un Grand Tour. Il termine 4ème après avoir repris plusieurs places dans la dernière semaine. Insuffisant néanmoins pour le leader de l’équipe Lampre. Principal atout de Cunego, son jeune âge joue pour lui.
Savoldelli (Discovery, 5ème) : il avait prévenu que ce Giro était trop montagneux pour lui, mais n’était-ce pas un manque d’ambition ? Après avoir remporté le prologue à Seraing en y roulant comme un avion, il rentre dans le rang. La déception vient surtout du contre-la-montre individuel, où il devait absolument battre Basso pour garder une petite chance de déstabiliser le coureur de la CSC
Di Luca (Liquigas, 23ème) : un fiasco total, même si Danilo s’est accroché au top 10 avant de craquer définitivement dans la vingtième étape et sortir carrément du top 20. C’est dommage car on aime voir des coureurs complets en action, capables de briller à la fois sur des classiques et sur des courses par étape. Nul doute qu’en 2007, Di Luca modifiera ses objectifs.
2 étoiles :
Honchar (T-Mobile, abandon) : à 35 ans, l’Ukrainien a parfaitement assuré son rôle de leader de l’équipe T-Mobile en début de Giro, portant même le maillot rose au profit du contre-la-montre par équipes, avant de s’écrouler puis d’abandonner dans la seconde partie de l’épreuve
Simoni (Saunier Duval, 3ème) : en voilà un que j’avais clairement sous-estimé, et qui aurait pu accrocher la seconde place sans les chronos. Malheureusement, Simoni n’ a pas pu remporter d’étape et surtout, il devient vieux. J’espère qu’il va se remotiver en vue du Tour où il pourrait, avec David Millar et Leonardo Piepoli, jouer aux empêcheurs de tourner en rond.
Rujano (Selle Italia, abandon) : le petit grimpeur vénézuélien s’est montré incapable de confirmer sa belle troisième place acquise l’an passé et a abandonné à mi-parcours.
Garate (Quickstep, 7ème) : après des débuts assez ternes, il termine le Giro en boulet de canon et accroche la 7ème place finale, ce qui est moins bien que sa 4ème de 2002 et sa 5ème place de 2005. Cependant, il remporte une victoire de prestige au sommet du col de San Pellegrino. Il s’assure le maillot vert du meilleur grimpeur dans la dernière étape de montagne.
Ardila Cano (Rabobank, 98ème) : un Giro catastrophique pour le colombien de l’équipe Rabobank : il termine 98ème sans avoir brillé à aucun moment, mais voit néanmoins l’arrivée à Milan.
1 étoile :
Rasmussen (Rabobank, abandon) : on n’a absolument pas vu le petit Danois qui était déjà lâché sur le plat en début d’épreuve, avant de quitter la scène vers la mi-parcours, après avoir parcouru des kilomètres en vue de la Grande Boucle.
Ghisalberti (Milram, 21ème) : le jeune grimpeur de la Milram confirme son excellent classement du Tour de Romandie.
Bettini (Quickstep, 56ème) : le champion olympique n’a pas couru en fonction du classement général mais a accroché une belle victoire d’étape, a travaillé pour Garate dans la montagne et peut encore prétendre à décrocher le maillot cyclamen du classement par points.
Van Huffel (Davitamon-Lotto, 17ème) : le jeune grimpeur belge confirme son bon classement de 2005, mais fait néanmoins un peu moins bien (11ème l’an dernier) ; il perd énormément de temps lors du contre-la-montre individuel.
Rogers (T-Mobile, abandon) : on n’a pas vu Rogers même s’il effectue avec son équipe un excellent contre-la-montre par équipes avant d’abandonner
Ullrich (T-Mobile, abandon) : Ullrich est apparu avec quelques kilos en trop mais a globalement fait une bonne impression dans la mesure où il participait au Giro pour accumuler des kilomètres. Il effectue un super chrono par équipes puis met tout le monde d’accord dans le contre-la-montre individuel. Naviguant dans le top 40 au général, il met pied à terre au cours de l’avant-dernière étape de montagne en raison de maux de dos.
Cioni (Liquigas, 86ème) : très décevant, l’équipier du Di Luca n’a pas confirmé son bon Tour de Romandie.
Noe (Liquigas, 42ème) en dessous de son niveau et totalement à la dérive en fin d’épreuve, perdant 45 minutes sur Basso lors de la dernière étape alpestre.
Julich (CSC, 92ème) : s’est contenté de remplir un rôle d’équipier de luxe pour Ivan Basso.
Ceux que j’ai n’avais pas pointé et qui se sont illustrés :
José E. Gutierrez Cataluna (Phonak, 2ème) : dans la forme de sa vie
Sandy Casar (FDJ, 6ème) : comme Garate, toujours à l’aise sur le Giro
Franco Pellizotti (Liquigas, 8ème) : vainqueur d’une étape, je n’attendais pas ce coureur au sein de l’équipe Liquigas
Victor Hugo Pena (Phonak, 9ème) : encore un ex-lieutenant de Lance Armstrong qui prend de l’envergure
Francisco Vila (Lampre, 10ème) : bonne performance individuelle, dans le prolongement de Paris-Nice, mais le Giro demeure un échec pour Lampre.
Leonardo Piepoli (Saunier Duval, 11ème) : deux victoires d’étapes
Giampaolo Caruso (Liberty, 12ème) : je ne connais pas bien ce coureur mais il faudra s’en méfier à l’avenir
Categories: Analyse
Related Posts :


No Responses to “Giro 2006 - analyse à la veille de l’arrivée à Milan”
Care to comment?